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PAL vs NTSC : enfin tout comprendre aux formats vidéo (25fps vs 30fps)

Vous avez déjà filmé en intérieur et obtenu une image avec des sauts de lumière inexplicables ( ce qu’on appelle « flicker ») ? Vous avez déjà hésité entre 25fps et 30fps dans les menus de votre caméra sans vraiment savoir quoi choisir ni pourquoi ? Il est temps de tout comprendre !
Avec cet article, vous allez enfin tout comprendre aux différences entre le PAL et le NTSC, le 25 et le 30 fps, et les formats et standards de vidéo.

Ce problème — très courant mais souvent mal compris — a une réponse simple. Et elle tient en deux acronymes : PAL vs NTSC.

Nous avons récemment produit cette vidéo pour répondre à ce sujet.
Cet article en est le prolongement écrit.

PAL vs NTSC : d’où viennent ces deux standards ?

Pour comprendre ces formats et ce duel mondial PAL vs NTSC, il faut remonter à l’après-guerre. Dans les années 1940-1950, la télévision commence à se démocratiser, et chaque région du monde développe son propre standard de diffusion.

Le NTSC (National Television System Committee) est le standard américain. Développé en 1941 et déployé massivement aux États-Unis dès les années 1950, il fonctionne à 29,97 images par seconde — souvent arrondi à 30 dans les menus — sur un réseau électrique à 60 hertz. C’est à dire que le courant électrique fait 60 allers-retours en 1 seconde, soit 120 passages.

Le PAL (Phase Alternating Line) est le standard européen. Développé en Allemagne dans les années 1960, il a été adopté progressivement par la majorité de l’Europe, de l’Australie, et d’une grande partie de l’Asie et de l’Afrique. Il fonctionne à 25 images par seconde sur un réseau électrique à 50 hertz. C’est à dire que le courant électrique fait 50 allers-retours en 1 seconde, soit 100 passages.

Cette carte représente la répartition géographique des pays qui utilisent le NTSC et le PAL en vidéo.

Et pour les Français, une petite fierté nationale : le SECAM (Séquentiel Couleur À Mémoire) a été inventé en France. Il partage la cadence de 25 images par seconde et le réseau à 50 Hz avec le PAL, mais avec un encodage des couleurs différent. La France l’a utilisé jusqu’à la fin des années 1980, avant de basculer sur le PAL pour s’aligner avec le reste de l’Europe.

Pourquoi 25fps en Europe et 30fps aux États-Unis ?

La réponse est purement technique.

Tout vient du réseau électrique. Le courant alternatif fonctionne à 60 Hz aux États-Unis et au Canada. En Europe, il tourne à 50 Hz. Les premières caméras et téléviseurs étaient directement synchronisés sur cette fréquence pour éviter les interférences dans l’image diffusée. Les Américains ont donc calé leur standard sur 30 images par seconde (60 Hz ÷ 2), et les Européens sur 25 images par seconde (50 Hz ÷ 2).

C’est un héritage d’infrastructure, pas un choix créatif. Et il continue de structurer tous vos réglages de tournage aujourd’hui.

PAL vs NTSC, le duel technique

Nombre de lignes visibles en balayage entrelacé selon le format PAL, NTSC ou HD.

Sur la résolution : le PAL affiche 625 lignes contre 525 pour le NTSC. À l’époque de la télévision analogique, le PAL offrait donc une image légèrement plus fine et plus détaillée — ce qui lui a valu une réputation de qualité supérieure.

Sur les couleurs : c’est là que le PAL tient son nom. Phase Alternating Line signifie que la phase du signal couleur est inversée à chaque ligne, ce qui permet une correction automatique des erreurs de transmission. Le NTSC, lui, est plus sensible aux dérives colorimétriques. C’est pour ça que les techniciens américains l’avaient surnommé (avec humour) « Never The Same Color » — jamais la même couleur. Une blague de plateau, mais qui disait quelque chose de vrai.

Ce que ça change concrètement pour vos tournages aujourd’hui

PAL vs NTSC semblent appartenir à l’ère de la télévision analogique. Mais leur héritage est bien présent dans vos réglages quotidiens. Comprendre leur logique permet donc d’éviter des erreurs concrètes sur le terrain.

Le problème du scintillement en intérieur

C’est l’exemple le plus parlant. En Europe, nos lumières artificielles (néons, LEDs, spots) fonctionnent sur un réseau à 50 Hz. Si vous filmez à 30fps dans un intérieur européen, votre fréquence d’images n’est pas synchronisée avec celle de vos éclairages, et vous obtenez des sauts de lumière dans vos plans.

Filmez à 25fps ou 50fps, et le problème disparaît. Parce que vous êtes de nouveau synchronisé avec le réseau électrique. C’est exactement la même logique qui est à l’origine du PAL.

Livrer du contenu pour le marché américain ou japonais

Si vous produisez du contenu pour des clients ou des diffuseurs aux États-Unis ou au Japon, la livraison se fera en 29,97fps. C’est un paramètre à anticiper dès le tournage.

Choisir ses ralentis

La logique PAL vs NTSC s’applique aussi à vos ralentis. En territoire PAL, vous tournez vos ralentis à 50fps pour les lire à 25fps. En NTSC, vous tournez à 60fps pour les lire à 30fps. Mélanger les cadences sans cohérence dans un projet, c’est s’exposer à des problèmes de fluidité au montage.

PAL vs NTSC : Enfin Tout Comprendre aux Formats Vidéo (25fps vs 30fps)

PAL vs NTSC à l’ère du numérique : un duel encore pertinent ?

Avec la transition vers le numérique et la haute définition, les standards PAL et NTSC au sens strict ont progressivement disparu de la diffusion télévisée. Les plateformes de streaming, les caméras modernes, les logiciels de montage ne sont plus liés à ces formats de la même façon.

Une Sony FX3 ou une Red Raptor peuvent tourner en 25fps comme en 29,97fps. Vous choisissez selon votre destination de diffusion. YouTube accepte les deux. Les écrans modernes s’adaptent.

Mais les termes PAL vs NTSC restent présents dans de nombreux menus de caméras, dans certains logiciels de montage, et dans les spécifications techniques de diffuseurs. Les comprendre, c’est comprendre pourquoi votre caméra vous propose ces options précises et faire des choix éclairés plutôt qu’aléatoires.

La règle simple à retenir

Vous filmez en France ou en Europe, réglez votre caméra sur 25fps (ou 50fps pour les ralentis). Votre vitesse d’obturation sera au 1/50e de seconde pour respecter la règle des 180°. Vous éviterez les scintillements et vous serez dans le standard de diffusion de votre territoire.

Vous filmez aux États-Unis, au Japon ou pour un client NTSC, passez sur 29,97fps (ou 60fps pour les ralentis). Vitesse d’obturation au 1/60e de seconde.

Vous livrez pour les deux marchés, tournez en 25fps et discutez en amont avec votre client de la fréquence de livraison. Mieux vaut clarifier ça avant le premier plan que pendant le montage.

Herblot Productions est une société de production audiovisuelle basée à Bordeaux, spécialisée dans les films corporate, publicitaire, documentaire, vidéos VSL, développement de chaînes YouTube et captations événementielles. Contactez-nous pour en savoir plus, c’est gratuit !

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